Parce qu’un Tropézien, c’est quoi ?
C’est quelqu’un qui porte ce village au cœur et au front. Quelqu’un qui protège cette terre comme on protège une maison de famille, avec constance, courage et amour. Et un Tropézien qui y vieillit, c’est une mémoire, une vigie, un phare — celui qui rappelle ce que nous devons rester.
Alors pourquoi tant de Tropéziens se taisent ? Pourquoi accepter qu’un village vivant devienne un décor silencieux ?
Un village commence à tomber quand ses habitants s’autocensurent ; quand la peur de déranger remplace le courage de dire. Ce n’est pas la prudence qui se tait : c’est l’espoir qui renonce.
Saint-Tropez ne manque pas de cœur. Il manque de voix. De voix qui osent. Un village se perd quand on voit les problèmes et qu’on détourne le regard ; quand on critique sans agir ; quand on aime sans défendre.
Est-ce cela, être un Tropézien ? Regarder la mer se retirer et laisser le rivage mourir en silence ? Non.
Un Tropézien relève la tête et dit : « Pas chez nous. Pas comme ça. Pas maintenant. »
Alors debout ! Debout pour nos familles. Debout pour nos anciens. Debout aussi avec ceux qui ont choisi Saint-Tropez comme seconde maison — car aimer oblige. Debout pour cette mer, ce port, ces ruelles, ces collines, cette âme qui ne demande qu’une chose : que nous la défendions ensemble.
Le système ne changera pas tout seul. Il changera quand les Tropéziens — les vrais, les silencieux, les discrets, les fidèles, les adoptés — accepteront de redevenir Tropéziens. Saint-Tropez n’attend pas des spectateurs. Il appelle des héritiers. Et les héritiers se lèvent, Toujours.
Ce scrutin n’est pas un rendez-vous politique. C’est un rendez-vous avec notre histoire. Si nous le manquons, Saint-Tropez changera de visage pour longtemps. Si nous le saisissons, nous pouvons redonner vie, dignité́ et souffle à ce village que nous aimons.
Je suis prêt à porter ce combat.
Nous sommes les générations qui doivent décider si Saint-Tropez s’éteint ou s’éclaire.
Et nous nous choisissons la lumière.